<%@LANGUAGE="JAVASCRIPT" CODEPAGE="1252"%> La vie locale à Jasseron


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22/11/20

Les coquettes trouvent leur bonheur avec les bijoux d’Annabelle

25/11/20

Une équipe de soldats basée à Jasseron

06/12/20

Arnaud Bonin brille sur l’archipel des Açores

17/12/20

Un marché dominical aux parfums de Noël

19/12/20

Adieu à Alain Guyard

27/12/20

Quand Jasseron avait son tramway

Le Progrès du 22/11/2020
Les coquettes trouvent leur bonheur avec les bijoux d’Annabelle

Annabelle Pithioud a créé sa micro-entreprise, Au Bonheur des coquettes , il y a sept ans maintenant. Dans son atelier à Jasseron, elle imagine des bijoux artisanaux fantaisie et principalement des boucles d’oreilles.

Derrière Au Bonheur des coquettes , se cache Annabelle Pithioud.

Cette ex-animatrice en garderie, qui vit à Jasseron, s’est lancée dans la création de bijoux artisanaux fantaisie il y a six ans maintenant.

C’est en déambulant devant les étals d’un marché de créateurs, pendant des vacances à Noirmoutier (Vendée), qu’elle a eu le déclic.

« À cette époque-là, je travaillais encore à l’école, ce qui me laissait pas mal de moments libres puisque je bénéficiais des vacances scolaires et mes enfants commençaient à être grands. Depuis petite, j’ai toujours aimé bricoler, je fabriquais déjà mes bijoux, tout ce qui est artistique m’intéresse. »

Pour voir, Annabelle participe, fin 2014, à plusieurs marchés de la création, aux côtés d’une autre créatrice de son village du Revermont.

Elle est convaincue, la microentreprise voit le jour au cours de l’été suivant.

Annabelle reçoit à son atelier sur rendez-vous.

Il est donc possible de venir voir sur place ses créations ou pour retirer sa commande.

Pour montrer ce qu’elle propose et compenser l’absence d’événements en cette fin d’année (lire par ailleurs), elle a créé un site internet.

Il lui sert de vitrine mais aussi de boutique en ligne. Les curieuses et curieux peuvent donc consulter, quasi en temps réel, ce que la créatrice ajoute.

Et certainement trouver leur bonheur en vue de la course aux cadeaux de Noël.

Ain - Être visible sans marchés de Noël
Les premiers temps, pour Annabelle, son activité créative est un complément et permet d’arrondir les fins de mois. Jusqu’à devenir son activité principale, lorsque cette mère de deux garçons perd son emploi.

« Je n’ai pas fait autre chose depuis plus de trois ans et finalement je m’y retrouve. » Les débuts sont bons et le bouche-à-oreille a fait le reste.

« J’ai eu de la chance car j’ai rencontré les bonnes personnes, des filles qui ont flashé sur ce que je fais et qui en ont beaucoup parlé. Et avec les réseaux sociaux, certains posts ont super-bien marché. »

Pour autant, tout n’a pas été rose récemment. En 2018, la petite entreprise d’Annabelle a connu un sacré coup d’arrêt : durant l’été, sa maison a brûlé et, avec elle, tout le stock de matériel, ce qui représentait plusieurs milliers d’euros.

Une amie a eu l’idée d’une cagnotte en ligne pour l’aider.

« Je suis vraiment reconnaissante de la générosité dont les gens ont fait preuve à mon égard car cela m’a permis de relancer mon activité. »

Une fin d’année délicate

Habituellement, Annabelle expose lors de marchés artisanaux, de Noël, ainsi que dans les magasins qui l’accueillent, comme les Biocoop de Bourg-en-Bresse.

Une fleuriste de Saint-Étienne-du-Bois présente aussi ses bijoux et la créatrice peut, à la demande des clients, organiser une vente à domicile. Avec le confinement, tout est tombé à l’eau.

Alors que la fin d’année est toujours une période de forte activité. « Je perds de nombreuses ventes. Normalement, toutes les semaines, j’expose.

J’en suis déjà à au moins 15 annulations d’événements et je ne peux pas non plus avoir mon chalet au marché de Noël de Bourg puisqu’il vient d’être annulé.

J’espère que les gens se tourneront vers les locaux pour leurs cadeaux. »

Gaelle Riche .

Le Progrès du 25/11/2020
Une équipe de soldats basée à Jasseron

Depuis peu, les habitants de Jasseron peuvent voir circuler dans le village des militaires en uniformes et en véhicules de l’armée.

Cette section de soldats appartient à une compagnie actuellement déployée sur Lyon et est basée sur Jasseron.

Elle est détachée sur la ville de Bourg-en-Bresse et sa périphérie dans le cadre de la protection du territoire en surveillance des bâtiments accueillant du public comme les écoles, les sites sensibles, les centres religieux.

Son objectif est également de prévenir et dissuader les actions malveillantes dans le cadre de la lutte antiterrorisme, pour rassurer et protéger les populations.

Cette mission sentinelle sur la région de Bourg est prévue pour une durée initiale de un mois prolongeable en fonction de la demande préfectorale.

D.D.

Le Progrès du 06/12/2020
Arnaud Bonin brille sur l’archipel des Açores

Le traileur de Jasseron a participé au Golden Trail Championship, qui réunissait les meilleurs spécialistes mondiaux. Il s’est classé à une très belle 13e place.

Pour le traileur jasseronnais Arnaud Bonin (licencié au Team Scott France), malgré toutes les perturbations liées à la crise sanitaire, l’année 2020 s’achève de belle façon, avec une 13e place au Golden Trail Championship, qui s’est déroulé dernièrement sur l’archipel des Açores (Portugal).

Après une victoire au Trail blanc du Semnoz (Haute-Savoie) en janvier, une 4e place au trail de Méribel (Savoie) le 8 août et sa victoire sur les 42 km de l’Ultra 01 (Oyonnax) à la fin du mois d’août, Arnaud Bonin vient d’ajouter une ligne supplémentaire à son palmarès.

« Après une bonne saison en 2019, j’ai décroché mon billet pour le Golden Trail Championship, qui réunissait les meilleurs traileurs mondiaux. C’est exceptionnel d’avoir un tel plateau (300 participants) et de pouvoir se mesurer aux meilleurs. En plus, c’est une course par étapes (un prologue et quatre étapes de 25 à 32 km). Ça aussi, c’est unique. Je m’étais fixé l’objectif d’un top 20 et, au final, je termine à la 13e place. »

L’Aindinois a fait forte impression dès le prologue en remportant le dossard rouge du meilleur grimpeur. « Je n’ai pas cherché à garder cet accessit, de peur d’y laisser des plumes, surtout que le deuxième jour a été plus difficile. Heureusement, les autres étapes se sont bien déroulées. Je garde un souvenir exceptionnel de cette course pour laquelle ma compagne Aurélie m’a été d’un grand soutien tout au long des étapes. »

Pour 2021, un trail en février et un semi-marathon, sont déjà inscrits au programme d’Arnaud, qui a aussi surligné le championnat de France de trail, au mois de mai dans le Cantal.

R.M.

Le Progrès du 17/12/2020
Un marché dominical aux parfums de Noël

Le ciel bleu et ensoleillé a succédé à un samedi gris et pluvieux, pour ce dimanche de marché aux couleurs de Noël.

"Nous sommes ravis du déroulement de ce marché un peu différent des autres. Les chalands ont répondu présents non seulement pour l'alimentaire mais également pour les produits de décoration" nous confie Raphaël Piroud, adjoint au maire, en charge de l'organisation du marché.

"Les Jasseronnais sont venus nombreux et ils ont pu bénéficier des animations fournies par les intervenants comme les ébaudis Bressans, la batucada locale, la présence de la nouvelle association "les As du Clos" qui proposaient des promenades à dos de poneys et des crêpes".

Cette animation locale publique qui est, finalement, une des rares qui peut avoir lieu en ce moment, sera suivie de deux marchés décalés aux mercredis précédents les fêtes.

D.D.

Le Progrès du 19/12/2020
une maison écologique en construction à Jasseron

Lundi 21 en tout début de matinée un convoi de huit camions transportant des containers de marchandises vides va traverser le village et prendre le chemin des Combes pour livrer ce matériel encombrant sur le chantier de construction d’une maison.

Alicia et Yann sont deux jeunes bressans travaillant tous les deux dans le milieu médical.

Ils ont cherché longtemps un terrain possédant une vue sur les soleils couchants afin de réaliser leur rêve de vie : construire une maison écologique.

C’est sur les coteaux du Revermont, au-dessus du village de Jasseron, qu’ils ont réussi à trouver l’espace pour cela, mais d’une façon originale, en utilisant des containers ayant servi pour transporter les marchandises sur toutes les mers et tous les océans

"Ce projet d’une vie", comme ils le disent est né d’une véritable envie d’écologie et de recyclage avec la volonté de faire du neuf avec du vieux.

Dans cet esprit, ils ont rejoint il y a 10 ans, après avoir vu un reportage à la télé, une communauté de constructeurs containers.

Pour leur construction, ils ont acquis huit containers de 6 et 12 mètres qui arriveront directement du Havre lundi.

Après des études approfondies de structure par un architecte et des bureaux d’études spécialisés, intégrant les contraintes locales comme la nature et la topologie du terrain, le permis de construire a été déposé et accordé par la municipalité avec l’aval des bâtiments de France.

Les fondations très spéciales et remarquables sont réalisées depuis quelques jours et le matériel va être installé suivant un timing programmé par des camions-grues imposants sur des plots de béton énormes et profonds.

Dès le départ des camions, le jeune couple va pouvoir s’investir totalement dans la continuité de leur projet en réalisant eux-mêmes une majorité des travaux.

Ils espèrent que dans un an, ils pourront habiter leur nouvelle maison aux aspects modernes, recouverte d’une toiture végétalisée, isolée par les procédés naturels comme la laine de bois ou de roche et disposant d’une grande terrasse avec vue sur la Bresse et le Mâconnais

Pour compléter leur environnement écologique, ils vont intégrer une cuve de récupération d’eau de plusieurs mètres cubes afin d’utiliser l’eau de pluie pour les usages non alimentaires.

Un arrêté de circulation interdira l’accès aux Combes par la route de l’abbé Gringoz lundi matin jusqu’à 13 heures, pendant la livraison des containers. La déviation se fera par Drom ou Ramasse

D.D.

Le Progrès du 19/12/2020
Nécrologie : Adieu à Alain Guyard

Alain Guyard s’est éteint le jeudi 17 décembre 2020, à l’âge de 78 ans.

Il est né le 7 juin 1942. Après avoir fréquenté l’école de Jasseron, il poursuit ses études au lycée Carriat de Bourg-en-Bresse où il obtient le baccalauréat. Il entre ensuite aux Ponts et chaussées où il devient conducteur de travaux, puis maître d’œuvre, en particulier aux établissements Floriot.

En 1978, Alain Guyard est victime d’un très grave accident de la circulation.
Il subira 35 opérations et en souffrira toute sa vie. En 1966, il se marie avec Mado.
Deux filles, Fabienne et Pascale, naîtront de cette union.
Puis trois petits-enfants, Christopher, Julian et Louise, sont venus agrandir la famille.

Alain a été président de l’USJM (Union sportive Jasseron Meillonnas) au moment où celle-ci réunissait les footballeurs et les basketteurs des deux communes.
Une présidence qu’il a assumée avec beaucoup de diplomatie.
Il a été également vice-président des Amis de Jasseron.

Puis il a fait partie de la chorale qui dépendait du club des aînés.
En 2007, il accepte la présidence et propose que la chorale prenne son autonomie sous le nom de Chantons en Revermont.
Durant son mandat, le groupe de choristes s’étoffe, faisant ainsi évoluer son répertoire et sa renommée. Alain laisse le souvenir d’un président très impliqué et chaleureux.

R.M..


Article complet repris partiellement sur le Progrès du 27/12/2020

Quand Jasseron avait son tramway

Dans ses recherches sur l'histoire de Jasseron, Bernard Soret, président de l'association des Amis de Jasseron, à retrouvé des documents écrits en 1973 par Pierre Cousson qui permettent de retracer l'histoire du tramway qui traversait Jasseron naguère.

Dès 1906, suite à l'engouement des populations rurales pour les lignes déjà en service entre Bourg et Villefranche, Trévoux et Saint-Triviers de Courtes, Ambérieu et Cerdon et Virieu et Ruffieu, le Conseil Général de l'époque décide de créer un deuxième réseau de Tramway à vapeur pour voie métrique.

Le département concède à la Compagnie des Tramways de l’Ain, constituée pour l'occasion, outre les lignes de Cerdon à Nantua, Saint-Martin-du-Fresne à Brénod et Brénod à tenay, mais également celle qui doit relier Bourg à Macon en parcourant une grande boucle qui longe, pour une partie, les flans du Revermont au nord et pour laquelle Jasseron est la première étape.

Pourtant, précédemment, la ligne de chemin de fer entre Bourg et La Cluse avait été déviée par Ceyzériat suite au refus des Jasseronais d'accueillir le chemin de fer.

Un long itinéraire entre Revermont et Bresse
Le tracé du tramway est compliqué à réaliser car il nécessite des acquisitions de terrains qui sont difficiles à négocier avec les propriétaires
Il longe la route de Bourg jusqu'à la gare de Jasseron qui se situe au carrefour des Boissets. Puis le train repart en direction du nord par le bas du village pour rejoindre la route de Meillonnas après le cimetière.
Jasseron possède une gare constituée d'une bâtisse de deux pièces, d'un bureau, d'une salle d’attente, disposés au niveau du sol, avec un guichet vitré. Accolé à l’édifice est construit un quai découvert à hauteur de plancher des wagons.

La section de Bourg à Treffort est inaugurée 14 juillet 1913.

Avant le raccordement à Bourg-Mail, les trains partent de la gare logée de Bourg-Central, emplacement de l'ancienne caserne des pompiers.
Le site du dépôt des machines et de l’atelier de réparations n'est autre que le bâtiment utilisé longtemps comme garage des PTT, puis comme parking pour la piscine Carré-d'eau à l'angle de l'avenue des sports et de la route de Jasseron.

Le passage des trains s’effectue plusieurs fois par jour à Jasseron.
Un train remonte le matin à huit heures avec le service postal pour redescendre à 17 heures.
A midi, il est possible de se rendre à Mâcon et en revenir. Une receveuse gère la gare de Jasseron.
Une équipe de trois ou quatre hommes démarre son travail à Jasseron, pour entretenir les voies sur une distance moyenne de 10 kilomètres.
Cette équipe commandée par le brigadier-poseur avait pour mission d’assurer la bonne circulation des trains ainsi que l’entretien des emprises du chemin de fer.

La renaissance d'après-guerre
La première guerre mondiale n’a pas contribué à faire progresser une exploitation naissante.
Le manque de matières et de personnel laisse en 1919 des installations en mauvais état.
Il faut rénover, c’est-à-dire dépenser.
Le déficit des lignes fait l’objet de multiples demandes d'aides vers le Conseil Général par les différentes sociétés exploitantes.
Pour mettre un terme à ces exigences, le Département rachète notamment la compagnie des T.A. qui devient la Régie Départementale des Tramways.
Cette administration connaît pendant quinze ans une activité débordante et bienvenue, compte-tenu de l'état dégradé du réseau routier.

Les années « Tramway »
En plus des services quotidiens, le mercredi est un jour chargé pour le tramway. Les voitures sont surpeuplées de paysans qui se rendent au marché de Bourg.
Les cages et les paniers sont glissés sous les banquettes. Souvent, il faut ajouter au train, le grand wagon stationné en permanence à Jasseron car les gens de Drom, Montmerle et des environs viennent prendre le « tacot » à Jasseron.
Les lundis de Pâques et de Pentecôte, lors des rendez-vous de prières à Notre Dame des Conches, les pèlerins envahissent le tramway.

Au-delà du transport des voyageurs, Jasseron a connu les trains de cailloux. Les brèches dans la montagne de Roissiat, de Pressiat et même de Jasseron sont là pour témoigner des transports de pierres par le rail.

Le déclin
Les évènements de 1936 ont pour effets d’accorder au personnel des salaires convenables.
La charge financière devient de plus en plus importante et les déficits s'accumulent.
Les automobiles sont plus nombreuses et leur circulation nécessite le besoin d’élargissement de la route sur l’emprise d’accotement de la voie ferrée.

Le tramway est condamné. En 1938, les premiers cars prennent la succession du train alors que les lueurs d’un deuxième conflit apparaissaient.

La fin du rail et son démantèlement
La voie ferrée abandonnée laisse à la proie des ferrailleurs le matériel roulant. Locomotives et châssis de wagons subissent la flamme du découpage.
Les caisses récupérées deviennent des cabanes de jardin ou des vestiaires de stades.

En Septembre 1939 survient la mobilisation militaire suivie de l’appel du gouvernement à l’acier victorieux.

La dépose des voies commence.
Les rails du tramway sont récupérés pour la défense nationale et sont envoyés vers Châteauroux pour construire l’armature du dôme d’une usine souterraine d’aviation.
Les traverses relevées par une compagnie de militaires cantonnée au village, s’édifient en barrages sommaires pour retarder l'accès du village de la progression ennemie.
Les véhicules de remplacement du tramway, que possède la Régie ont, entre-temps, fait l’objet d’une réquisition par l’armée.
Dans un premier temps, les services du transport ne sont plus assurés. Plus tard, le tramway est remplacé par des « guimbardes » équipées de gazo-bois.

La disparition des traces du tramway
Le déclassement des lignes consacre le dernier acte.
Les terrains rétrocédés redonnent forme aux parcelles initiales.
Certains tronçons deviennent des chemins de desserte.
Les parcours en bordure de route servent à l’élargissement des voies.
Enfin, la gare de Jasseron acquise par la commune est affectée, pour son emplacement à des dépôts de matériaux routiers.
Son bâtiment est utilisé comme logement un temps, puis est squatté avant de prendre feu et d'être rasé.

D.D.

 

 

 

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