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Les anciens combattants en 2020
Le Progrès du
02/04/2020

Pierre Convert raconte son confinement durant la guerre d’Algérie

Le Progrès du /04/2020

Pierre Convert raconte son confinement durant la guerre d’Algérie

Le confinement a replongé le Jasseronnais Pierre Convert, un ancien combattant, plus de soixante ans en arrière au moment où il effectuait son service militaire.

« Tout cela me rappelle la période que j’ai vécue à l’armée, se remémore Pierre Convert.
Je suis parti accomplir mon service militaire dans le service de santé des armées en octobre 1955 et après six mois passés en France, j’ai rejoint l’Algérie en mars 1956.
J’y suis resté vingt et un mois.
À Tadjerra (Algérie), j’étais infirmier sur un piton rocheux en plein bled.
L’antenne médicale à laquelle j’appartenais était composée d’un médecin – lieutenant appelé – et de trois infirmiers.
Nous pratiquions l’AMG (assistance médicale gratuite) auprès de la population des douars (groupements d’habitations) dans le bled.
Nous visitions ces villages deux fois par semaine pour consulter les indigènes.
Les visites étaient très strictes au point de vue du contact, de l’approche des patients et de la distribution des médicaments.
Elles se faisaient à bord d’une ambulance aménagée pour l’occasion.
Car en dehors de ces moments, ce véhicule devait être prêt pour toute autre intervention.
Ces visites étaient notre principale activité mais nous assurions également les patrouilles lors des ouvertures de pistes pour le passage des convois de ravitaillement du poste.
Nous acheminions également le courrier et les repas. »

Une épidémie de grippe asiatique
Mais au mois de juillet 1957, Pierre et son régiment (une centaine d’hommes) sont contaminés par une épidémie de grippe asiatique.

« Au départ, poursuit Pierre Convert, pas moyen d’établir l’origine de cette maladie.
Dans un premier temps, il a fallu parer au plus pressé.
À ce moment-là et comble de malchance, notre médecin lieutenant était parti durant trois jours pour un convoi de ravitaillement.
Avec l’épidémie, il n’est jamais revenu au camp.
Étant le caporal-chef le plus ancien, le capitaine me désigna pour faire face à cette épidémie.
Durant un mois, et suivant la gravité des malades, il a fallu confiner la moitié du régiment.
Pour ce qui est des médicaments, on nous les envoyait par les airs.
L’avion passait en rase-mottes et larguait les colis.
Au contact du sol, toutes les boîtes de produits étaient éventrées et il fallait les récupérer sur plus de 500 mètres.
Les activités ont pu reprendre normalement après un confinement strict et, fort heureusement, il n’y a pas eu de décès pendant que j’étais là-bas ».

R.M..

 

 

 

 



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