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La Maison de retraite Saint Joseph en 2021
Le Progrès du
 
22/04/21

Covid-19 : en Ehpad, la vie reprend, le vide se ressent

27/06/21

Fête d’été à la Maison Saint-Joseph

Le Progrès du 22/04/2021
Covid-19 : en Ehpad, la vie reprend, le vide se ressent

Dans les maisons de retraite médicalisée, l’avancement de la campagne de vaccination a permis un retour à la vie [presque] normale.

Mais la pandémie de Covid-19 est bel et bien passée par là. Les lits inoccupés sont nombreux. Comme à Jasseron, à l’Ehpad Saint-Joseph.

Il y a des silences qui ne trompent pas.
Celui qui règne dans le hall d’accueil de la Maison Saint-Joseph, à Jasseron, est de ceux-là.
Dans cet Établissement d‘hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), comme dans de nombreux autres du département, la vie normale tarde à reprendre son cours.

L’allègement des restrictions sanitaires et l’avancement de la campagne de vaccination n’y font rien : le taux d’occupation des Ehpad tarde à retrouver son niveau d’avant la crise sanitaire.
Dans l’Ain, ce dernier était en moyenne de 81,4 % le 31 janvier dernier.

«Certains établissements du département ont été touchés dès le début de la crise sanitaire et ont ainsi pu accueillir à nouveau des résidents il y a quelques mois de cela, témoigne Dominique Gelmini, le directeur de cet établissement pour seniors situé à quelques kilomètres à l’Est de Bourg-en-Bresse.
Nous, on a été touchés il y a quatre mois. Entre décembre et janvier, on a eu au total 25 décès, dont trois le même matin.
Pour les équipes, ça a été d’une violence inouïe. Quand on a commencé à chercher de nouveaux résidents, on s’est aperçu que les listes d’attente étaient très réduites.
On peine vraiment à retrouver du monde. »

Jusqu’à 20 chambres libres en janvier
À la Maison Saint-Joseph, 7 lits, sur les 105 que compte l’établissement, attendent encore de trouver preneur.
En service mercredi 21 avril, Lola Parache, infirmière, pousse la porte de la chambre n° 128.
Point de nom sur le palier, point de décoration à l’intérieur, point de photos sur les murs.
La pièce est déserte depuis des jours.
« On a eu jusqu’à 20 chambres libres en janvier. Ça va un peu mieux maintenant, mais il y a toujours de la place. En dix ans de carrière, je n’ai jamais connu ça. »

Une situation délicate qui pose la question de l’équilibre budgétaire. Dominique Gelmini se veut rassurant : « Ici, on a toujours géré en bon père de famille. On a de quoi tenir. Le soutien financier et logistique de l’État, de l’Agence régionale de santé (ARS) et du Département a été à la hauteur. »
Suffisamment pour maintenir le même niveau de service au sein de l’établissement.
« On n’a pas supprimé d’emplois. Toutes les animations ont été maintenues, assure le directeur de l’Ehpad. On a gardé les équipes en place, car dans ces moments difficiles, les résidents ont besoin d’être plus entourés. »

Lola Parache, l’infirmière, confirme : « La baisse du nombre de patients nous a permis d’être plus présentes à leurs côtés.
Mais aujourd’hui, quand on voit des lits vides, on s’inquiète car on se dit qu’à la longue, on peut perdre des budgets et peut-être des postes. Il y a cette crainte. »

« Les choses devraient rentrer dans l’ordre »

Muriel Luga-Giraud, vice-présidente du Département, en charge des Affaires sociales
« Les trois vagues de Covid ont fait de nombreuses victimes dans les Ehpad. Malheureusement, ce phénomène fait qu’aujourd’hui, il y a plus de disponibilité dans ces établissements. Mais la vaccination est porteuse d’espoir. Il y a des listes d’attente, des personnes qui attendent pour être admises. Le taux d’occupation va fluctuer et les choses devraient rentrer dans l’ordre dans les mois à venir.

Dans l’Ain, plus de 90 % des seniors sont maintenus à leur domicile.
Dans le cadre de notre politique, des dispositifs d’accompagnement ont été mis en place dans le but de respecter le souhait des personnes qui veulent rester le plus longtemps possible chez elles.
Cela explique pourquoi il y a eu autant de personnes touchées dans les Ehpad.
Les résidents sont de plus en plus âgés, de plus en plus fragiles, avec des pathologies parfois lourdes.
Toutes ces raisons font qu’on attend avec impatience la réforme des Ehpad.
Il y a une réflexion de fond à avoir. Il faut vraiment que l’ensemble des organisations soit adapté. »

Repères

Ehpad : qui paye quoi ?
Le financement des Ehpad repose sur trois ressources : le budget « soins », versé par l’Agence régionale de santé, engage des crédits de l’Assurance maladie afin de financer le personnel soignant et les équipements médicaux.
Le budget « dépendance », financé majoritairement par les Départements et en partie par les résidents, sert aux prestations d‘aide et de surveillance des personnes âgées en perte d’autonomie.
Le budget d’hébergement est à la charge du résident qui, en fonction de sa situation financière, peut percevoir des aides publiques.

4,3 millions d’euros d’aides pour les Ehpad de l’Ain
En Auvergne Rhône-Alpes, 53, 2 millions d’euros ont été versés en 2020 par l’Agence régionale de santé (ARS) et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) pour compenser les pertes liées à l’hébergement et permettre à 912 structures de continuer à avoir les ressources nécessaires pour fonctionner normalement. 61 maisons de retraite médicalisées ont été aidées dans l’Ain, ce qui représente une enveloppe de 4,3 millions d’euros.

Pierre-Yves Royet

Le Progrès du 27/06/2021

Fête d’été à la Maison Saint-Joseph

Avec la fête d’été organisée vendredi 25 juin à la maison de retraite Saint-Joseph c’est une page qui se tourne dans l’établissement Jasseronnais.

En effet, Dominique Gelmini, directeur a profité de ce moment convivial tant attendu par tous les résidents depuis plusieurs mois, pour annoncer son départ et présenter son remplaçant.
« Après 22 années passées ici, il y a beaucoup de choses qui remontent indique le directeur ému. Je remercie toutes les personnes qui m’ont accompagné et qui ont participé à l’élaboration d’un établissement accueillant et apprécié de tous. C’est un beau climat que l’on a créé durant toutes ces années. Aujourd’hui je pense aussi à mes débuts, à mon arrivée à Jasseron et à la confiance que m’ont faite les religieuses qui dirigeaient cette grande maison ».
C’est Vincent Dupin, d’origine bordelaise et venant d’un Ehpad de Beaune (Côte d’Or) qui lui succède.
Après le verre de l’amitié et les discours, le repas a été servi aux 300 convives (résidents et invités) qui ont pu assister à un flashmob préparé par le personnel.
Un joli clin d’œil en guise d’au revoir à un directeur qui aura marqué de son empreinte durant presque un quart de siècle la maison Saint-Joseph.

R.M.

 


 

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