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Le Progrès du  
10/11/2003
 Quand t'es dans le désert...
25/01/2004
 Partir un jour... écrire au retour
07/05/2004
Aventure scolaire en Afrique


Le Progrès le 10 novembre 2003
Quand t'es dans le désert...

Un désert à la carte pour un menu exotique. La route à été longue, parfois semée d'embuches, mais le souvenir reste merveilleux.

... à bord d'une bonne vieille deudeuche, le frisson de l'aventure s'éveille. Un grain de folie dans un océan de sable pour André Dorst et son fils qui ont réalisé un raid inoubliable


La 2Cv N° 81 de Dorst père et fils a parcouru le désert tunisien

Lorsque des adhérents de deux associations de 2CV Citroën, "BBD deuchs" (Bresse Bugey Dombe) et "Cotière 2Cv Club" projettent de réaliser un raid avec leurs voitures favorites, André hésite à suivre son fils Cédric qui s'est engagé dans cette aventure. A 73 ans, est-ce bien raisonnable ? Mais la passion l'emporte. Il accompagnera son fils. Et, il s'implique beaucoup dans la préparation de cette expédition, car étant à la retraite, il est le plus disponible des deux. Ils achètent une 2CV au début de l'année 2003, la démontent complètement, renforcent le châssis, adaptent la carrosserie et des pièces mécaniques afin que la voiture puisse parcourir l'itinéraire prévu. Le 10 octobre l'équipage et son véhicule numéro 81 sont prêts pour ce grand défi.
Une équipe de passionnés bien encadrée
L'organisation de cette expédition, surnommée "Raid des baroudeurs" est assurée par la société PRO (Pionnier de la Route Organisation). Des groupes de 4 ou 5 voitures sont constitués pour chaque étape, suivis par des mécaniciens de l'organisation, au volant de véhicules 4 x 4. Un camion semi-remorque est utilisé comme magasin de mécanique ambulant. Un road-book est fourni tous les matins à chaque conducteur. Sur les vingt-cinq équipages engagés, neuf sont de notre région regroupés en une association nommée le RAID (Rassemblement pour l'Aventure et l'Initiative Deuchiste). Les autres sont originaires de Bretagne, comme les organisateurs.
Un parcours digne des grands rallyes
Les participants et l'assistance se regroupent à Carpentras et embarquent à Marseille pour une traversée de la Mer Méditerranée. Juste débarqués à Tunis, ils parcourent la première étape qui est une liaison courte par la route jusqu'à Hammamet. Le lendemain, un itinéraire de 450 kms de route goudronnée conduira le convoi jusqu'à Matmata. Ce parcours permet la visite du Colysée de El Djem et d'une usine de restauration de moteur, notamment des moteurs de … 2CV, à Sousse,. A ces deux journées de tourisme, agréables et confortables, avec des nuits passées à l'hôtel, succèdent des étapes dignes des meilleurs Paris-Dakar. Autour de Matmata sur un circuit montagneux et sableux. Les galères commencent : des pistes cassantes, des dunes à traverser, des descentes de voiture pour pousser. En somme, une bonne mise en condition pour la suite du voyage qui les emmène jusqu'à Tataouine par des pistes caillouteuses. Puis, le parcours continue sur des routes de "tôle ondulée" ou de barrières de sable où il faut dégonfler les pneus puis les regonfler avec un petit compresseur branché sur l'allume-cigare ou à la pompe à main. Dans la région de El Borma, le désert est très éprouvant pour les véhicules. Dans la même journée, sept châssis sont "pliés" dont celui de l'équipage Jasseronais. Mais que cela ne tienne ! les châssis sont redressés tant bien que mal, et l'aventure reprend. La traversée du Chott El Djerid, immense étendue d'eau avec une couche de sel au dessus, donnant l'impression d'une étendue de neige se fait dans la nuit sous la lumière des projecteurs. Les étapes aux alentours de Tozeur sont l'occasion de bivouaquer sous des tentes berbères, et de découvrir les danses folkloriques locales. Tamerza, ses oasis splendides et ses roches rouges, sont traversées et admirées avant de prendre le chemin du retour en direction de Tunis.
Un retour écourté
Si la deudeuche N° 81 d'André et Cédric a su résister au désert Tunisien, elle n'a pas supporté le long ruban goudronné de l'autoroute du retour. C'est à Valence que la fatigue s'est fait sentir, l'obligeant à jeter l'éponge au bord du chemin, la privant de l'accueil triomphal qui lui était réservé à l'arrivée. Elle a regagné son domicile le lendemain bien calée sur une remorque. Ses pilotes prendront le temps de la soigner pour qu'elle puisse participer à une nouvelle aventure. Car, si André avait des doutes avant de partir, sur ses capacités à suivre une telle aventure, il nous affirme:" "Je me suis aperçu que l'âge ne compte pas du tout, et je souhaite bien renouveler une pareille expédition ". Il nous confie aussi qu'il espère "que cette aventure donne aux plus jeunes, l'envie d'en faire autant".

D.D



les tentes berbères accueillent les équipages


la fatigue n'est pas apparente sur la N°81


Un modèle 56 à l'état d'épave

La passion d'André pour les 2CV ne date pas d'aujourd'hui. Elle a débuté lors de l'acquisition de sa première voiture, une 2CV de 1956. La première d'une longue série, malgré quelques infidélités avec des "Ami 6" ou des "Dianes". Il y a quelques années, il a eu l'occasion de retrouver un modèle de 1956 à l'état d'épave. Il l'a transformé en un cabriolet unique, dans lequel on peut le voir circuler dans toute la région, les cheveux au vent et la pipe au coin des lèvres. Il est propriétaire avec son fils Cédric, passionné également, de plusieurs voitures de la marque aux chevrons.

D.D.

Le Progrès du 25/01/2004
Partir un jour.... écrire au retour

Il y a deux ans, courant janvier 2002, Olivier Josserand, jeune homme de 34 ans, se trouvait bien loin de son domicile du hameau des Combes de Jasseron.
Il découvrait l'Inde, départ d'une longue aventure de huit mois et demi, qu'il a vécu au rythme des cultures de l'Asie, l'Océanie et l'Amérique.

Il a retracé son périple dans un livre "La jeune fille en rouge" qu'il présentera lors du salon du livre le samedi 31 janvier après-midi et le dimanche 1er février à la salle des fêtes de Saint-Etienne-du-Bois.

Une aventure mûrement réfléchie
La passion d' Olivier est depuis longtemps le voyage et l'aventure. Ses économies sont réservées à la découverte de pays étrangers pour des périodes de deux à trois semaines.
Au cours de ces voyages, il rencontre de nombreux aventuriers qui deviennent des amis et qui lui donnent envie de partir plus longtemps.
Partir... Travailler quelques temps pour économiser puis partir...
Préparer, non pas un voyage, mais un itinéraire, puis partir...
Changer de vie, s'imprégner des cultures, des civilisations, observer, écouter, sentir, admirer, prendre son temps.

Un périple de quelques milliers de kilomètres.
Mi-janvier 2002, l'atterrissage à Numbaï en Inde est le début d'une grande aventure, d'un grand voyage. En huit mois et demi il traverse onze pays et trois continents. Au cours de son périple il découvre le verso des prospectus de tourisme : misère, pauvreté, amour, hospitalité, une expérience humaine extraordinaire. Olivier amoureux des animaux et de la nature se régale de voir "en vrai" la faune et la flore des pays visités au plus près des hommes. Il parcourt des milliers de kilomètres en utilisant des moyens de locomotion les plus divers.

Au retour, changement de vie.
A son retour, c'est un Olivier transformé qui réintègre son "temple des chats", comme il nomme son refuge des collines du Revermont.
Cette expérience ne lui a pas enlevé le goût de l'aventure, bien au contraire. Pas question de reprendre une vie routinière, il veut changer de mode de vie.
Il crée une entreprise labellisée "commerce équitable" de vente de produits exotiques, naturels, biologiques, découverts tout au long de son voyage, qu'il expose sur les marchés, foires et salons. Il s'approvisionne auprès de fournisseurs rencontrés lors de son épopée.

Un livre pour raconter
"Je rencontre beaucoup de personnes qui me questionnent sur ce voyage. Comme je ne suis pas un grand bavard, j'ai décidé d'écrire. Je me suis servi des notes que je prenais tous les jours, pour relater mes péripéties. Auparavant, j'avais déjà alimenté les pages Web du site Internet de mon ami Zoul."
Ce livre, Olivier l'a écrit tout seul, dans un style plus proche de celui de Renaud que de Hugo, même si souvent les récits rappellent la misère décrite dans les ouvrages de l'écrivain du 19ème siècle. Malgré cela, l'humour est toujours présent, et les descriptions sont très réalistes et moins idéalisées que celles des brochures touristiques.

D'autres aventures en rêve
La passion du voyage ne s'est pas éteinte au retour, et Olivier rêve déjà de partir découvrir d'autres terres. Malgré une attirance forte pour les richesses culturelles de l'Inde, il souhaite découvrir l'Afrique, plus tard….

L'ouvrage est exposé à l'agence postale de Jasseron, sur les marchés où est présent Olivier et sur Internet à l'adresse : http://www.maldecrane.eu.org pseudo "Zanax".

"Depuis le temps que j'y pensais !
partir d'un côté, revenir de l'autre.
tracer sa boucle, boucler sa route.
Avancer sans se retourner sur ses pas.
Se nourrir de rencontre et de riz froid.
Rêver à la belle étoile sous le feu de l'univers.
Se retrouver face à soi même pour se découvrir différent.
Un sac, quelques dollars et des rêves plein les poches.

Olivier Josserand
D.D.
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Le Jasseronet article complet. (extrait paru sur Le Progrès du 07/05/2004)

Aventure scolaire en Afrique

Il y a quelques semaines, Jérémy Métras, jeune étudiant de notre village, a pu allier l'utile à l'aventure en finalisant, avec ses professeurs et ses copains de classe un projet scolaire dans un pays d'Afrique.
Une expérience technique et humaine inoubliable qu'il a bien voulu nous relater en répondant à nos questions
.


Quelle est l'origine de cette opération ?

Au cours de l'année scolaire 2002-2003, dans le cadre d'un PPCP (projet pluridisciplinaire à caractère professionnel), une classe de Bac Pro section EIE (équipements et installations électriques) du Lycée Carriat a construit la maquette d'un système de mini-pompe à eau fonctionnant à l'énergie solaire.

Imaginant que cette maquette réalisée en grandeur nature pourrait être très utile pour les populations de certains pays chauds et défavorisés, deux de mes professeurs, au début de l'année scolaire 2003-2004, ont proposé à ma classe de construire une pompe et de partir l'installer.
Au départ, nous étions un peu sceptiques sur l'issue de cette opération, mais petit à petit, devant la motivation de nos professeurs et en voyant que nous étions soutenus par des sponsors, nous nous sommes de plus en plus impliqués dans l'organisation.


Comment s'est déroulé votre projet ?

Dès la première année de notre bac Pro, dans les sous-sols du lycée Carriat, nous avons monté et testé les seize panneaux solaires. Nous avons également fait fonctionner la pompe.
Une association à but humanitaire d'Ambérieu-en-Bugey, l'ADAIS (Association pour le Développement Agro Industriel du Sahel) nous a aidés dans la recherche d'un village d'Afrique pour mettre en place notre matériel.

Les adhérents de cette association nous ont guidés dans les formalités pour réaliser notre aventure dans ce pays lointain.
Nous avons fait connaître notre projet par des interviews sur des radios, et en le présentant pendant une journée dans la galerie marchande d'un centre commercial.
Nous sommes partis à la recherche de partenaires pour financer l'opération. Le Conseil Général et des entreprises nous ont suivis et nous avons réuni un budget d'environ trente mille euros.
Nous avons étudier le transport du matériel et fait construire des caisses d'emballage.

Est -ce que tous les élèves de la classes sont partis ?

Sur les vingt-quatre élèves de ma classe, treize étaient prêts à partir.
Mais nous n'avions le budget que pour huit personnes, alors nous avons déterminé entre nous, avec un système de vote, quels seraient les élus.
Au dernier moment, un élève ne pouvait plus partir.


Finalement, en comptant les professeurs, les accompagnateurs et les élèves c'est une équipe de dix personnes qui a pris le départ.
Le lundi 2 février nous nous sommes envolés de Paris pour atterrir à Ouagadougou au Burkina-Faso.

Comment s'est déroulé votre séjour en Afrique ?

A l'arrivée, pour nous rendre à Ouargaye, village destination, nous avons voyagé dans la caisse d'un "taxi-brousse" pour une randonnée de plusieurs heures.
C'était, pour le moins, original !
Puis, accueilli par le curé local, nous avons découvert, dans un petit village d'Afrique, les conditions de vie, la culture, les gens.

Une population très sympathique et souriante, observant avec intérêt nos travaux d'installation de la nouvelle pompe, qui a remplacé celle qui fonctionnait à la force des bras.
Pendant nos douze jours de présence, nous avons réalisé des travaux de maçonnerie pour la mise en place du matériel et des tranchées pour enfouir les tuyaux qui conduiront l'eau vers d'autres points de distribution dans le village.
Nous avons ensuite installé la pompe et les panneaux solaires. Nous avons descendu un tuyau souple à 35 mètres de profondeur dans le puit existant pour trouver l'eau.
En fin de séjour, le système fonctionnait. Aujourd'hui, grâce aux panneaux solaires qui font tourner électriquement la nouvelle pompe, l'eau monte automatiquement dans le réservoir de 5 m3 construit pour l'occasion par un maçon local.
L'eau coule en tournant le robinet….

Quel bilan tires-tu de cette aventure ?
Je garde de très bons souvenirs de ce projet qui nous a permis de découvrir le travail d'équipe et le milieu africain.
Ce pays pour moi, est un autre monde car la différence n'existe pas, tout le monde est au même niveau.
Grâce à nos professeurs et à la bonne entente dans notre groupe, nous avons réussi le défi que nous nous étions lancés et toute la classe en est fière.
Cette aventure scolaire a tissé des liens forts entre nous, que l'on soit parti ou non; nous allons la graver sur un DVD pour l'immortaliser.

Un jour, nous espérons tous ensemble, retourner là-bas.

D.D.
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