<%@LANGUAGE="JAVASCRIPT" CODEPAGE="1252"%> les histoires


écrire :
d.durif@wanadoo.fr

découvrez
les albums photos
en cliquant sur le lien

en bas des articles
marqués de ce logo



mensuelle

Communale


Page

1

6
Le Progrès du  
01/10/13

Une amitié de 71 années née pendant la guerre

22/12/13

Thomas Riboud, la politique et l’esprit d’émulation

06/01/14

Inauguration de la salle Joseph Crétin

27/06/14

A Jasseron, il y a 70 ans....le 24 juin

29/08/14

La libération de la commune racontée par Jean Bozonnet

12/09/14

Un Jasseronnais raconte la Libération de la commune le 4 septembre 1944

Le Progrès du 01/10/2013
Une amitié de 71 années née pendant la guerre

La période de la seconde guerre mondiale compte parmi les heures les plus dramatiques de notre histoire.

Toutefois, pendant ces événements, quelques aventures heureuses sont sorties du lot de la tragédie et méritent, par les valeurs humaines qu'elles véhiculent, d'être mises en lumière.

Il en est ainsi de l'amitié qui lie Yvette et Michel Mathey avec Jeanne et Gaby Péchoux.

L'histoire débute en 1942 lorsqu'Yvette, chassée de sa région natale par les troupes ennemies, arrive à Jasseron pour être accueillie par Anna et René Péchoux et Alila Débias.

Âgée alors de seulement deux ans, elle y restera jusqu'à la fin de la guerre et bénéficiera de leur générosité pour "manger à sa faim et vivre des moments inoubliables" dit-elle.

De cette période, est née une grande histoire d'amitié, entre Gaby et Yvette puis Michel et Jeanne, leur conjoint respectif.

Cette relation qui dure depuis maintenant 71 ans est d'autant plus belle qu'elle est née à une époque sombre.

Aujourd'hui, malgré l'éloignement, puisqu'après la guerre, Yvette est retournée parmi les siens à Metz et malgré les années qui passent, les liens fraternels sont toujours aussi forts.

Les rencontres annuelles de quelques jours entre les deux couples sont toujours l'occasion de se rappeler les nombreux souvenirs comme la fois où la maman d'Yvette a empêché un allemand de mettre le feu à la ferme Péchoux.

Et lorsqu'on les interroge sur l'avenir de leur relation, ils espèrent que leurs enfants respectifs la perpétueront au nom de leur amitié.

S.G.

Le Progrès du 22/12/2013
Thomas Riboud, la politique et l’esprit d’émulation

Histoire.

Thomas Riboud. Ce nom vous est peut-être familier, notamment en Bresse. Malheureusement trop méconnu, cet éminent personnage de notre histoire local était autant bon politique qu’excellent scientifique et littéraire, tout en étant un fervent défenseur des différents patrimoines du département.

L’Ain il y a deux siècles

Thomas-Philibert Riboud naquit à Bourg-en-Bresse le 24 octobre 1755. D’une famille appartenant à la haute-bourgeoisie politique de Bourg, il était le fils de Jean-Bernard Riboud dit Riboud-Cadet, avocat au bailliage-présidial, et de Marie-Pierrette Périer.

Son parrain était celui qui lui transmettait alors son prénom, son grand-père et homonyme Thomas Riboud, également avocat au bailliage-présidial. Sa marraine était Philiberte Bolomier, épouse du lieutenant en l’Élection de Bresse.

Il était également le petit-neveu de Jean-Bernard Riboud, maire de la ville pendant près de vingt ans. Ce cadre familial ne pouvait que faire de lui un futur avocat. Ainsi, après des études chez les Jésuites de Bourg puis chez les Oratoriens de Beaune, Thomas Riboud obtint sa licence de droit à Dijon, puis s’installa comme avocat à Lyon où il fonda alors la Société littéraire.

De retour à Bourg en 1779, il acquit la charge de procureur du roi au bailliage-présidial puis devint, en 1783, subdélégué de l’intendant de Bourgogne en Bresse, et enfin, en 1790, procureur général du département de l’Ain, sorte de préfet avant l’heure. De par cette dernière charge, il sauva notamment le Monastère de Brou de la destruction en imposant le classement de l’église au titre des monuments nationaux protégés.

Une plaque, située à proximité des sépultures ducales de l’église, rappelle ce sauvetage essentiel pour le patrimoine culturel du département de l’Ain. En 1791, il fut élu député de l’Ain avant d’être emprisonné pour des raisons politiques dès le début de l’année 1794. L’année suivante, une fois libéré, il devint juge au tribunal criminel de l’Ain puis fut de nouveau nommé procureur général du département jusqu’en 1797. En avril 1799, il fut élu à l’assemblée législative d’alors, le Conseil des Cinq-Cents.

Après l’arrivée de Bonaparte au pouvoir le 18 brumaire an VIII, Riboud revint à Bourg et y enseigna à l’école centrale. En 1800, il devint président du tribunal criminel de l’Ain et juge à la Cour d’appel de Lyon. En 1811, il occupa la présidence de cette dernière avant d’en être le président honoraire. En 1807, il devint membre de l’assemblée législative de l’Empire, le Corps législatif.

Dès 1815, il se retira à Jasseron, à proximité de sa ville natale, où il se consacrait à de très nombreux travaux scientifiques et historiques, faisant partie de nombreuses académies (Inscriptions et Belles-lettres, Institut de France, Société d’émulation de l’Ain, etc.). Il y décéda le 6 août 1835, à l’âge de 80 ans. Les différents travaux publiés à la Société d’émulation de l’Ain, mais également les différents documents familiaux, se retrouvent aux Archives départementales de l’Ain.

S.G.

Le Progrès du 06/01/2014
Inauguration de la salle Joseph Crétin

En marge de la cérémonie des voeux du Maire, le samedi 4 janvier, et de manière presque inaperçue, le hall de la salle des fêtes est devenue la salle Joseph Crétin.

Né en 1897 à Jasseron, Joseph Crétin a passé son enfance dans les rues de sa ville natale et l'a toujours conservée dans son coeur.

Ce gérant de magasin de moto-cycle, après le décès de son fils à l'âge de 21 ans, s'est retrouvé sans légataire officiel.

Il a alors fait don d'une partie de ses biens au Bureau d'action social de la commune de Jasseron et permis ainsi à l'ancienne fromagerie d'être transformée en foyer avant de devenir l'actuel hall de la salle des fêtes.

Cela faisait plusieurs années que quelques associations locales comme celle des Amis de Jasseron ou l'amicale des retraités réclamaient que soit rendu hommage à ce généreux donateur.

C'est maintenant chose faite par ce baptême et cette plaque commémorative.

S.G.

Le Progrès du 27/06/2014
A Jasseron, il y a 70 ans.... le 24 juin

Date considérée comme "inoubliable dans notre histoire locale" Philippe Convert, âgé de 86 ans aujourd'hui et de 16 ans au moment de ces événements tragiques, raconte le 24 juin 1944 tel qu'il l'a véçu.

Ce jour fut marqué par des batailles intenses qui ont coûté près de cent vies humaines.

Auteur d'un cahier de notes intitulé "Jasseron de mai à août 1944: les événements qui ont précédé la libération", l'auteur raconte les batailles féroces qui se sont déroulées à plusieurs endroits de la commune et notamment à l'entrée du village.

"Cette journée qui s'annonçait belle mais chaude le fut, en effet, et de toutes les manières" écrit-il.

Des combats où les rafales de tirs se sont succédé, opposant allemands contre les forces alliées, composées majoritairement de troupes africaines.

" Les guerriers noirs étaient terribles à voir. C'étaient des hommes de fer, difficilement émotionnables. Cependant tous avaient les larmes aux yeux."

Cette jour fait également date par le triste décès de deux figures locales. Messieurs Jules Débias et Marcel Comte, tombés sous les balles ennemies dans des conditions banales pour l'époque mais néanmoins dramatiques.

Autre moment émouvant de cette journée, dont le souvenir restera gravé à jamais dans la mémoire de l'auteur.

Lorsque les artilleurs africains ont aperçu le Tilbury du père de Philippe Convert, transportant le corps de leur lieutenant tout juste décédé : "Les hommes s'arrêtèrent et saluèrent au passage de la voiture. Cela se passait dans un silence que seul troublaient les pas de la jument. Ce silence pesait sur les âmes".

S.G.

Le Progrès du 29/08/2014
La libération de la commune racontée par Jean Bozonnet

Plusieurs témoignages de nos aïeuls ayant vécu l'épisode tragique, mais glorieux, de la libération de la commune resurgissent des profondeurs de l'histoire. Celui-ci provient de Jean Bozonnet, âgé de 86 ans aujourd'hui, qui nous livre son récit.

De retour de séminaire, il apprend que son frère était parti au STO (Service du Travail Obligatoire) en Allemagne, que les luttes entre maquisards et Allemands étaient incessantes depuis le mois de juin et qu'elles avaient couté la vie à plusieurs jasseronnais. "Chaque fois on se calfeutrait chez soi, volets fermés craignant le pire, incendies ou exécutions, comme le jour où un maquisard s'était installé avec son fusil-mitrailleur en face de notre maison.

Un après-midi, le village fut traversé par un convoi qui venait de la montagne.

Dans plusieurs camions, il y avait des otages surveillés de près par des soldats en armes.

Le convoi fut bloqué dans le village, le temps de prendre en chasse un jeune maquisard qui réussit à s'échapper.

Les soldats, qu'on appelait les mongols vu leur faciès, se répandirent dans les maisons pour rafler tout ce qu'ils pouvaient : argent, vélos, jumelles, nourriture..."

Début septembre, les allemands sont maîtres du village.

Le 1er du mois, ils décident d'enfermer tous les hommes du village, à l'exception des vieillards pour les rassembler dans la salle Saint-Ambroise au couvent Saint-Angèle, devenue aujourd'hui la Salle Paroissiale Saint Sébastien .

"La nuit du samedi au dimanche, le village fut sous le feu de la canonnade dont nous gratifièrent les américains installés au hameau des Combes.

Le sifflement des obus et les détonations se succédèrent pendant un temps qui nous parut bien long.

Nous craignions que la maison ne subisse des dommages et qu'un éclat ne nous atteigne.

Et ce dimanche 3 septembre, au petit matin, apparurent, venant de la montagne, des voitures blindées américaines qui avançaient lentement, accompagnées de fantassins en armes.

Un tank, vint se placer devant la fontaine de la place de l'église et tira plusieurs coups de canon dans la direction de Meillonnas.

J'ai gardé en souvenir deux douilles de 37mm de ce tir que j'ai récupérées sur le chemin.

En souvenir de ces jours de libération, il resta quelques temps des trous dans les toits dus aux obus des américains, des fils téléphoniques noirs déroulés par eux tout le long de la route ainsi que des gravats de maisons dynamitées par les Allemands pour former un barrage sur la Grand route.

Les craintes de voir les Allemands et les maquisards s'affronter une nouvelle fois dans le village étaient bien finies. On respirait"

S.G.

Le Progrès du 12/09/2014
Un Jasseronnais raconte la Libération
de la commune le 4 septembre 1944

Le dimanche 4 septembre 1944, après quatre jours d'ultimes et féroces combats, les soldats américains libèrent la commune de Jasseron de l'occupation des troupes allemandes.

Pierre Convert, jasseronnais depuis toujours, raconte, à sa manière, ces événements tels qu'il les a vécus.


 "Le samedi matin, les américains arrivèrent par les Combes.

Dans les moments d'accalmie, nous les regardions depuis le clos, derrière la maison de mes parents.

Nous avons pu apercevoir plusieurs chars qui prenaient position vers le réservoir d'eau de la commune le long de la route des Combes.

Ça tirait de partout : des rafales, des explosions, et des tirs de gros calibre envahissaient les airs.

Plusieurs villageois s'étaient réfugiés où ils pouvaient et notamment dans la cave du château de Sainte-Angèle, actuellement maison Bernard.

Dans la soirée, la lutte s'était calmée et nous n'entendions plus que quelques tirs d'armes légères.

Le dimanche, plus aucune trace des Allemands.

C'est au cours de ces journées que j'ai vu de près les premiers soldats américains.

Ils avaient avec eux tout ce qu'un bon combattant devait avoir depuis leur sac à dos, jusqu'à la boite de cirage.

Un char s'est même arrêté devant la fontaine de l'église.

Le canon était baissé et un soldat y avait suspendu son casque rempli d'eau ainsi qu'un miroir.

Dimanche oblige, il se rasait en chantant.

Nous étions toute une équipe de curieux, des jeunes mais aussi des anciens de la guerre de 14-18, des femmes de tous les âges et tout le monde paraissait heureux.

C'est un des bons souvenirs de cette période."

S.G.

 

 

 

 

Associative

locale