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Le Progrès du  
02/01/21

A Jasseron il y a 20 ans, en l'an 2000

23/01/21

La carrière du Petit Corvey

22/11/21

à 93 ans il revisite sa maison d'enfance

28/12/21

Il y a 20 ans, en 2001, la vie locale à Jasseron était déjà bien dense. Quelques souvenirs de ce début de siècle.

Le Progrès du 02/01/2021

A Jasseron il y a 20 ans, en l'an 2000

En cette fin d’année 2020, il est intéressant de faire une rétrospective sur les faits marquants de l’année. Mais que c’est il passé il y a 20 ans en 2000

À la commune
En l’an 2000, Jasseron compte près de 1 300 habitants. Bernard Chanel est maire de la commune et conseiller général.
Denis Ploncard a été recruté comme employé communal.
Les projets de sécurité aux entrées est et nord du village sont prêts à être présentés et l’éclairage de l’allée des sports, nouvellement installé, donne satisfaction.
À la paroisse le père Vibert prend sa retraite et est remplacé par le père Gadiolet qui officiera également dans les communes alentour.
Le CCAS rend visite à Marie Gillet pour ses 101 ans.
Dans l’année, on déplore 6 morts dans 3 accidents de voiture, sur la route de Bourg.
Joseph Benezeth reprend du service pour la correspondance du Progrès.

À l’école
Cette dernière année du deuxième millénaire, aura été celle de la découverte de l’Internet pour les écoliers, à travers le "Licodo", un projet lancé par France Télécom, auquel a participé les élèves de CM1-CM2 de Monsieur Berger avec quatre autres écoles de la région et une de l’île de la Réunion.
Les écoliers sont 150 à faire leur rentrée en septembre.

Dans les commerces
Emmanuelle Ravet reprend le salon de coiffure de Marie-Claude Cagnon qui exerçait depuis 1983 place André Galland.
Robert Joly, chef cuisinier à l’auberge de la Terrasse chez Michèle et Bernard Benezeth est intronisé au club des cuisiniers de l’Ain.

Dans les associations,
Joseph Benezeth est président de l’amicale de retraités. Il ouvre l’assemblée générale devant 80 participants. Cette année-là, ils voyageront en Andorre.
Joseph Métras préside les anciens combattants, Michel Blanc est à la tête du comité de fleurissement,.
Nicolas Panier intègre l’équipe locale de rugby pour participer au tournoi des 5 clochers.
Le cyclo jasseronnais, présidé par Guy Fayard, s’implique dans la 62e semaine fédérale de cyclotourisme de Bourg-en-Bresse et organise son "Tricoton" à l’automne.
Chez les pompiers, l’adjudant Philippe Feyeux cède sa place de chef de corps à Jean Paul Viviet.
Les conscrits organisent le banquet des classes qui compte 130 convives.
12 associations se regroupent pour organiser le téléthon à la Maison Saint-Joseph. 16 000 francs sont récupérés pour la recherche médicale.
Le comité des fêtes organise le réveillon de la nouvelle année pour un tarif de 400 francs tout compris.
Franck Donin gagne la course de côte de Châteauneuf-de-Galaure sur sa Formule 3.

D.D.


Le Progrès du 23/01/2021
La carrière du Petit Corvey

La plus récente des carrières de Jasseron était située au pied de la colline de la tour, au lieudit Petit Corvey, route de Meillonnas.

Cette carrière, aujourd’hui endormie sous la végétation qui la recouvre, a marqué l’histoire et la vie économique de la commune. Bernard Soret, président des Amis de Jasseron a interrogé Jean Berry pour retracer l’histoire de ce site particulier.

Un besoin de matériaux pour construire les routes
Un certain monsieur Abel, entrepreneur de maçonnerie, ouvre cette carrière dans les années 1930.
Au début de l’activité il n’y a aucun bâtiment. Les ouvriers déjeunent sur le site par tous les temps.
L’extraction du rocher se fait par deux minages journaliers à midi et à dix-huit heures. Les explosions s’entendent très loin. Elles signalent les fins de demi-journées notamment aux cultivateurs occupés aux travaux des champs.
Trop terreuses les roches ne peuvent pas être taillées et utilisées pour la construction de bâtiments. Elles sont utilisées principalement pour l’aménagement des routes, des chemins et des cours de ferme.
Les extractions transformées en petits blocs sont transportées à la brouette et chargées sur des tombereaux tirés par des chevaux pour être livrées.

le tramway pour transporter les cailloux
Plus tard, une partie des brouettes est remplacée par des wagonnets posés sur des rails à voie étroite que les employés poussent jusqu’au concasseur qui a remplacé les masses.

Puis une seconde voie est créée sur un cheminement en terre, permettant la circulation de wagonnets jusqu’à une trémie construite en bordure de la route départementale, qui permettait le chargement des pierres dans les wagons du train dit «le tacot» pour être transporté dans toute la région. Les chevaux approvisionnent les chantiers locaux. Peu à peu ils sont remplacés par des camions,

Ces travaux, très pénibles et mal sécurisés sont à l’origine de nombreux accidents.
À la carrière, un bâtiment est construit pour y loger des ouvriers et aménager un bureau. Les jours de paie les employés sont reçus individuellement à l’hôtel-restaurant Bénézeth où ils reçoivent leur «?enveloppe?» des mains du patron.

Une deuxième vie pour le site
Dans la deuxième moitié des années 50, une panne du concasseur nécessite de grosses et coûteuses réparations qui condamnent l’exploitation de la carrière.
À partir de 1960 et durant une trentaine d’années, le site héberge des bureaux et des espaces de stockage de matériel. C’est dans cette période qu’André Galland, champion de France de side-car cross, utilise cet endroit pour s’entraîner.
En 1993, la famille Chavand s’installe sur le site. En 2007, ils créent leur entreprise d’apiculture.
Aujourd’hui la végétation a effacé quasiment toutes les traces d’extraction du rocher, les abeilles présentes sur le site peuvent butiner calmement bénéficiant de la proximité de la colline du château.

D.D.

Le Progrès du /11/2021
à 93 ans il revisite sa maison d'enfance

C’est lors d’un séjour à Jasseron, village de sa naissance et de sa jeunesse que Philippe Convert l’aîné de la fratrie, a retrouvé l’habitation dans laquelle il a passé toute son enfance.

"Je retrouve bien le logement que j’ai connu quand j’étais petit. Je me rappelle que je montais sur une chaise pour prendre la confiture que ma grand-mère rangeait dans ce placard. Et le placard c’est bien le même".
Philippe se souvient de ces grandes pièces qui sont devenues successivement le bureau de poste, des locaux pour le théâtre et enfin les bureaux du maire et de ses adjoints.
Effectivement ces 2 grandes pièces n’ont pratiquement pas changé depuis plus de quatre-vingts ans.
À l’époque, de 1930 à 1942, Philippe, l’aîné des frères et sœurs Convert, vit chez sa grand-mère, Madame Guinard dans cet appartement.

un musicien passionné de trompe de chasse

Comme d’autres de ses frères, Philippe aime la musique et surtout les cors de chasse. "Quand j’étais gamin, raconte Bernard Soret, président des Amis de Jasseron, les frères Convert sonnaient de la trompe de chasse dans la montagne d’un versant à l’autre, ils se répondaient."
"J’ai eu de la chance que mes parents m’encouragent et que le directeur de la "Diane Bressane", association à laquelle j’adhérais, me donne des cours de conservatoire et m’apprenne beaucoup de choses" raconte Philippe.
Après ses études aux lycées Lalande et Carriat, Philippe a eu l’opportunité de travailler avec un géomètre sur les relevés cadastraux de la commune, ce qui lui a permis d’entrer à l’IGN. Puis il a continué son activité professionnelle comme civil dans les services géographiques de l’armée à Paris.
En parallèle il n’oublie pas la musique. "j’ai lancé un groupe de trompes de chasse au régiment de cavalerie de la garde républicaine et j’ai commandé cette formation pendant une dizaine d’années" comme maître de musique, explique-t-il.

à 93 ans il revient toujours en forme pour une fête de famille

Depuis son domicile dans l’Oise, où il vit depuis des années, c’est en TGV et seul que Philippe a rejoint une de ses filles qui réside à Jasseron. Avec ses frères et sœurs, ils ont fêté les 70 ans de Bernadette, sa fille aînée.
Il a demandé au maire, Sébastien Gobert s’il pouvait monter revoir son habitation de jeunesse et vérifier dans le vieux placard du bureau des adjoints s’il ne restait pas, par hasard un pot de confiture de sa grand-mère. Ce que l’édile lui a accordé avec plaisir et émotion.

D.D.

Le Progrès du 29/12/2021
Il y a 20 ans, en 2001, la vie locale à Jasseron était déjà bien dense. Quelques souvenirs de ce début de siècle.

L'année 2001, est lointaine pour les jeunes mais bien présente dans les mémoires pour les plus anciens. A Jasseron, beaucoup d'évènements sont venus jalonner cette première année du deuxième millénaire.

Dans les quartiers des Maisons Rouges, de Pierre de Chaley, des Marbolières, du Canton on fait la fête entre voisins.

Grâce à la convention entre l’étoile du matin et la commune, les jeunes de 6 à 16 ans peuvent toujours profiter de la piscine de la colonie durant l’été.

Matthieu Darbon et Clément Durif, sont venus renforcer les équipes des agents techniques durant l’été.

Amélie Feyeux participe à la finale nationale de gymnastique rythmique au sol.

Le garage Maréchal déménage dans un bâtiment tout neuf vers la zone artisanale.

« La Maison de retraite Saint Joseph » a été réhabilitée. 55 religieuses et 22 laïcs dont 3 hommes y sont hébergés.

Deux listes sont constituées pour les élections municipales.
La liste « d’Union, un village pour vous » menée par Jean-François Raffin s’oppose à la liste « Ensemble, bien vivre à Jasseron » menée par Bernard Dupin remplaçant de Bernard Chanel. Bernard Dupin est élu maire de Jasseron.

Des travaux d'entretien

Une remise en valeur de la forêt de Teyssonge est réalisée. Le montant des travaux est estimé à près de 203 000 francs soit plus de 30 000 euros.

Au cimetière, la réfection du mur côté chemin de la Rippe est réalisée par l’entreprise Pompele. Une étude est lancée pour renforcer le mur route de Meillonnas.

Le toit de la chapelle nord de l’église est refaite.

Une partie de chemin piéton est créée route de Bourg.

Le Plan d’Occupation des Sols (POS) devient le Plan Local d’Urbanisme (PLU) depuis la loi SRU du 13 décembre 2000. Sa révision est en cours.

Des départs regrettés

On apprend le décès de Joseph Benezeth, correspondant local du Progrès, juste avant la fin de l'année.
On regrette également, les disparitions de, entre autres, Bernard Débias, Marie-Louise Fraisse, Bernard Danjean, Lucien Chatillon, Robert Comte et René Paucod ainsi que le père Vibert.

Noël Vernay dit « Nono », bien connu dans Jasseron. n'assistera plus aux matchs de foot locaux et ne promènera plus ses chèvres sur les flans du Revermont. A 60 ans, il part pour la maison de retraite de Villereversure.

Une école toujours plus importante

L’école compte 153 élèves répartis dans 6 classes et est dirigée par Gilles Berger.

Mmes Charvieux, Cabanon, Laruaz, Curnillon, Julien et messieurs Molignier et Berger enseignent aux élèves de la maternelle au CM2.

Mi-mai, Damien Donin, élève de CM2 a siégé parmi les 577 députés juniors à l’assemblée nationale à Paris. 16 écoliers quittent l’école pour le collège.

On s'inquiète déjà de l’avenir du restaurant scolaire.

Les informations affichées ne sont pas exhaustives. Elles sont extraites des différents médias couvrant l'actualité de la commune en 2001, dont votre quotidien Le Progrès.

D.D.

 

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